Au fil du temps

 

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Privat Livemont, chantre de l’Art nouveau

COLJON,CLAIRE

Mercredi 14 août 2013

On pensait le connaître, il nous réserve une bien belle surprise…

Une surprise ? Celle de ce vitrail, inconnu à ce jour, acquis par l’antiquaire Sylvain Berkowitsch ! Installé depuis une trentaine d’années dans le quartier du Sablon, expert reconnu des productions Boch frères Keramis de La Louvière, grand amateur de peintures, sculptures et d’objets de l’Art Déco, cette redécouverte le réjouit. « Une pièce muséale ! s’enthousiasme l’heureux homme. Ou propre à séduire l’amateur éclairé, le collectionneur… »

Probablement inspiré par l’estampe d’Hokusaï, la vague au large de Kanagawa, Livemont exécuta en 1897 les cartons préparatoires pour La Vague. Un vitrail destiné à illuminer la salle à manger de son ami, l’architecte Paul Saintenoy. Un second, quasi identique, vient d’être remis en lumière par Sylvain Berkowitsch. « La Vague de l’hôtel Saintenoy a les mains jointes, comme en prière, et est découpée en trois panneaux. Celle-ci est assemblée en quatre panneaux, la jeune femme n’a pas cette position d’orante et certaines couleurs varient, souligne l’antiquaire. Pour les deux, on note la modernité des verres utilisés par Raphaël Evaldre, principal maître verrier à Bruxelles durant la période Art nouveau. Précisons que l’homme était passionné par les matériaux, n’hésitait pas à commander ses verres à l’étranger, qu’il fut le disciple de Louis Comfort Tiffany et participa à la diffusion du verre américain dans l’Art nouveau. Imaginez que l’on retrouve des verres Tiffany dans ce vitrail… »

Art nouveau et symbolisme

« Vagues écumantes, longs cheveux chargés de coquillages, gonflés par les vents, ils sont exploités pour développer les arabesques caractéristiques du style Art nouveau, dont le mouvement violent et multiple contraste avec l’apaisement et l’étirement linéaire des nuages rougeoyants qui occupent la partie supérieure de la composition, commente Benoît Schoonbroodt. L’œuvre est aussi magnifiquement symboliste : vagues et chevelures ondoyantes accompagnent la tourmente d’une femme, sorte de naïade surgie des flots aux prises avec l’infini d’un paysage intérieur qui s’est extériorisé dans la tourmente, dans une sorte d’harmonie avec la nature, pourtant déchaînée. Le dégradé de couleurs participe de la même inspiration symboliste. »

De multiples talents

Né à Schaerbeek en 1861 et décédé en 1936, Privat Livemont fut un artiste aux multiples talents. Il participe à la décoration de l’hôtel de ville de Paris, dresse l’inventaire dessiné du mobilier de la Comédie Française ou les décors d’Hamlet pour l’opéra Garnier. En Hollande, il conçoit les affiches de nombreuses firmes et réalise des travaux décoratifs d’envergure. Il fut – quarante-quatre ans ! – professeur de composition décorative et de peinture de fleurs à l’école industrielle de Schaerbeek, créa des coiffes, des dentelles, des tapisseries et des meubles. Photographe et peintre-décorateur, il décore l’hôtel de M. de Hèle à Bruxelles ou réalise les cartons préparatoires aux panneaux de carrelage qui ornent la Grande Maison de Blanc (32-34 rue du Marché aux Poulets à Bruxelles).

L’homme est aussi peintre de chevalet, affichiste, dessinateur et illustrateur. Il collabore au Monde illustré à Paris, dessine le menu des 50 ans de Schaerbeek et des timbres-poste. Scraffiteur enfin, il suffit au curieux d’arpenter les rues de Schaerbeek le nez en l’air, de s’arrêter devant le 28 avenue Louis Bertrand, la maison Fortin, 6 place des Bienfaiteurs ou le 47 rue Louis Hap, pour admirer ses œuvres…


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Les sculpteurs animaliers d’Anvers, une école oubliée…

COLJON,CLAIRE

Mercredi 3 août 2011


Ce sont ces sculpteurs animaliers du début du vingtième siècle que Sylvain Berkowitsch entend remettre à l’honneur. Spécialisé dans les productions de la manufacture Boch Keramis, grand défenseur de Charles Catteau, expert pour la vente d’une collection de neuf cents vases du céramiste belge à Drouot en 2008, l’antiquaire se passionne pour ces artistes qui, début du XXe, prospéraient aux environs du Zoo. Lequel, riche de nombreuses espèces africaines, aidait et stimulait même les créateurs, leur permettant d’y planter librement leur chevalet ou de dresser leur table de modelage, voire même de leur prêter un atelier ou de travailler près des cages et des fosses.

Une ménagerie artistique

Parmi tous ces artistes, épinglons Raymond de Meester de Betzenbroeck (1904-1995) qui, vers 1930 réalisa un diaporama de quatorze mètres de long représentant la chasse aux éléphants au Congo belge et dont on peut encore admirer un « Lion rugissant « au Parc Malou de Woluwe-Saint-Lambert.

Josuë Dupon (1864-1935), ami de Bugatti et professeur d’Alberic Collin, bien connu pour ses bustes, monuments, décorations murales, médaillons et médailles à qui l’on doit un « Vautour défendant sa proie « (1898), toujours dans les jardins du Musée Royal d’Anvers et le « Chamelier « (1900), impressionnant bronze planté à l’entrée du Zoo d’Anvers.

Puis George Collard (1881-1961) et son frère jumeau, Charles, (1881-1952) dont les aigles, ours ou chevaux ont trouvé leur place dans des collections privées, Rachel Van Dantzig (1878-1949) dont on peut voir des œuvres au Musée Van Buuren de Bruxelles ou encore un « Masque de Mme Cornette-Wagener « au Musée des Beaux-Arts d’Anvers.

Sans oublier Thierry Van Rijswijck (1911-1958) qui sculptait non seulement des animaux exotiques mais aussi des petits chiens d’appartement et des portraits qu’il exécute en bronze, en plâtre ou en terre cuite. Voire en céramique quand il travaille avec Roger Guérin à Bouffioulx ou avec la firme Cérabel de Baudour.

Et, si le plus illustre d’entre eux est Rembrandt Bugatti – dont les œuvres, connues de tous, se vendent désormais à prix d’or ! –, le plus grand est, pour les initiés, Alberic Collin (1886-1962).

La sobriété d’Alberic Collin

Formé à l’Académie d’Anvers, ami de Bugatti, Alberic Collin étudie l’anatomie et le comportement des animaux qu’il sculpte en plâtre, en marbre, terre cuite, en pierre ou en bronze. De ces bronzes, réalisés à la cire perdue et coulés à la fonderie Valsuani au cours des années 20-30, les spécialistes disent qu’« elles se distinguent pour la plupart par la sobriété de leur ligne et leur stylisation qui, quoique relativement prononcée, ne perturbe en rien une indéniable recherche de réalisme. Elles conjuguent ainsi la fidélité au sujet et la tendance à la simplification en vogue alors « .

L’artiste participe à de nombreuses expositions en Belgique et à l’étranger, se fait remarquer au Salon des Artistes Français à Paris en 1922 où il obtient une médaille d’honneur pour « Le Dromadaire « . On le retrouve à la Triennale d’Anvers puis à l’Exposition Universelle d’Anvers en 1930. C’est alors qu’il réalise douze éléphants de pierre pour orner le pont qui mène au Palais du Congo ainsi que pour les pavillons de la Marine, des Colonies et de l’Art Flamand.

1935, Exposition Universelle de Bruxelles, c’est un « Eléphant monumental « chevauché par des Noirs et coulé en béton qui ouvre le Pavillon du Congo ! Un « Eléphant monumental « qui se trouve actuellement à l’entrée du Musée Royal de l’Afrique Centrale de Tervuren.

A regarder avec plus d’attention donc, tout comme de nombreuses statues – dont un « Léopard assis « - disséminées dans les jardins du Zoo. Sans oublier celles qui sont exposées dans les musées d’Anvers et de Bruxelles.


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Découvrir la Collection Rosendor

Jeudi 2 avril 2009

Entrepreneur démolisseur récupérateur, Max Rosendor (1931-1996) a laissé à ses enfants un héritage extraordinaire composé de plus de 1.400 éléments d’architecture du Vieux Bruxelles, datant du XIXe siècle, de la période Art Nouveau ou Art Déco. Cette fabuleuse collection comportant de belles bribes de Bruxelles disposées dans un hangar où elles sont complètement décontextualisées laisse rêveur… Le puzzle urbain ne sera jamais terminé ni reconstitué, des pièces manquent, d’autres sont abîmées, non identifiées tandis qu’in situ la ville a endossé depuis belle lurette les habits de la modernité. Sauveur aujourd’hui d’un patrimoine qui fut pillé hier dans l’indifférence générale, telle est l’image de ce collectionneur de consoles, garde-corps, portes, grilles, lambris, cache-boulins, manteaux et cheminées, dallages, carrelages, soupiraux et autres vitraux. « Artiste en son genre » comme le qualifient volontiers ses enfants, Max le démolisseur fut-il le seul à voir la valeur de ce qu’on lui enjoignait de démolir ? Tout l’enjeu est là, à portée de main, tandis que le sort de cette caverne d’Ali Baba sera réglé après une dizaine de jours d’exposition, lors de la vente orchestrée par l’antiquaire Sylvain Berkowitsch de la galerie « Au fil du Temps ». À suivre et à décoder. L.E. En pratique : – Exposition-vente « Bruxelles redécouvert : La Collection Rosendor » du 3 au 13 avril, rue Navez 90, 1000 Bruxelles (quartier Pont Van Praet).